Ma vie en sonovision, épisode 1

Je vous l’annonce d’entrée : ce n’est pas demain la veille que le côté people de Gammazik va prendre le dessus. Déjà parce que ça n’est pas le genre du blog, ensuite parce que ça n’intéresse personne, moi en premier.  Non, de moi vous ne saurez rien.  Mais rien du tout, ni pourquoi ni comment ni avec qui. Tout ce que vous saurez, par contre, c’est de quoi parle cette nouvelle rubrique. Qui entend lever un peu le voile de ce qui se cache derrière la vie d’un blogueur et être clairement franche et de mauvaise foi. Mais pas que…

Dans la maison – François Ozon

Cela faisait deux mois que je n’étais pas retourné au cinéma. La faute à pas de temps et aux contretemps. Et puis il faut dire aussi que The Dark Knight Rises m’avait sérieusement calmé. Mais revenons-en au fait et à la principale question: que vaut le dernier film du réalisateur de Huit femmes ? Dans cette histoire de manipulation où un professeur de français de lycée (Luchini, excellent) pousse son élève, prometteur, à poursuivre le sujet de sa rédaction, Ozon prouve encore qu’il demeure plus un excellent narrateur qu’un brillant cinéaste. Au point de se régaler à brouiller le spectateur dans les différents temps de narration. Ça c’est la force du film. Sa faiblesse en revanche, c’est ce manque d’audace au moment de conclure ce brillant, mais classique, exercice de style.  Un petit 14/20.

Super welter – Raphaël

Honnêtement, je ne sais pas ce qui m’a pris. Une curiosité malsaine peut-être, à moins que ce ne soit la déformation professionnelle qui me dédouane de tout ce qui peut bien rentrer dans mes oreilles. Commentaires malvenus mis à part, toujours est-il que j’ai partiellement écouté le dernier disque du «plus grand rocker français»* en devenir. Je dis partiellement parce que, le disque a beau durer à peine une demi-heure, je n’ai pas pu tenir au-delà de cinq titres en supportant cette prétention, insolente, à vouloir jouer le fils spirituel de Gérard Manset et Bashung réunis.  Au vu de toutes les louanges écrites ci et là, il y a de quoi annoncer que les critiques musicaux n’ont officiellement plus aucune oreille.

Le Prix de l’eden – Pauline Croze

J’ai mal rien que de l’écrire. A mon très grand regret, le dernier album de Pauline Croze ne m’a pas du tout enchanté. Pire, il m’a horripilé. Pourtant, dès son premier disque, Pauline Croze m’a ensorcelé. Nouvelle sirène de la chanson apparue en 2005, sa voix fragile et son sens très épuré, discret presque, de son chant avait fait mouche. Dans mon cœur, une artiste était née. Son deuxième disque, plus travaillé, avait le goût obligé de la déception d’après la surprise, même s’il possédait quelques jolies pépites clairsemées. Là, comme pour son coup d’essai, Pauline retrouve Edith Fambuena pour asseoir les arrangements de ses nouvelles compositions qu’elle a mis cinq ans à écrire. Problèmes : trop de chichis électro chics, un chant forcé et une pudeur perdue. Ouille. Aie.

Boardwalk Empire – saison 3

Cela se traîne un peu à Atlantic City. Et, en ce début de saison de Boardwalk Empire, Nucky se sent un peu comme Tony Soprano : ses rêves et son inconscient se confondent pour tester sa conscience. Forcément, vu sur qui il a tiré en fin de saison 2, il a de quoi gamberger du ciboulot. Quoi, j’ai pas spoilé là ?!   Toutefois, entre l’acheminement de l’alcool – donc du développement des réseaux routiers- et le virage féministe que prend Margaret et avec l’arrivée imminente d’une guerre de clans, il y a de quoi ne pas bouder son plaisir. Servie par d’excellents seconds couteaux, la série de Terence Winter se déguste toujours bonnement.

The Big Bang Theory – saison 6

Heureusement que Raj et Wolowitz en ont encore sous la semelle pour générer des fous rires parce que, autour d’eux, les personnages supposés être principaux  font sévèrement du surplace. Les scénaristes de The Big Bang Theory ne savent plus quoi faire pour alimenter la machine à tocs de Sheldon Cooper (qui tourne à vide) ou la romance artificielle de Penny et Leonard. Et, depuis la saison dernière, l’ajout de Amy dans la balance conforte l’idée qui veut qu’ajouter de nouveaux personnages est un signe d’essoufflement sévère.

Jeoffroy Vincent

* : Pour savoir qui est l’auteur de cette citation, cliquer ici

Crédit photo : Don Draper/AMC

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